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CARILLON FESTIVAL

DEUX CLOCHERS, UN ACCORD PARFAIT

Samedi 11 novembre 2023 – dès 10h30 – GRATUIT – Place de la Riponne, Lausanne

En préambule au Percussions Festival international Lausanne, les organisateurs lancent le premier Carillon Festival.

 

Un grand rendez-vous populaire et gratuit, le 11 novembre.

 

Moment fort: le concert qui fera dialoguer les douze cloches de la cathédrale de Lausanne et de la basilique du Valentin.

Programme

Procession des Sonneurs du Pays-d’Enhaut, traversée de Lausanne

Dès 10h30

Les cloches des montagnes rejoindront celles de la ville. Douze sonneurs du Pays-d’Enhaut, dont un tiers de femmes, feront tinter leurs lourdes sonnailles de l’esplanade de la cathédrale de Lausanne à la place de la Riponne, via la rue de Bourg, en ce jour de marché. Même sans les vaches, l’événement sera impressionnant. «C’est une première pour nous de venir en si grand nombre à la capitale», se réjouit Pascal Piller, président. Dans cette tradition agricole, chacun est propriétaire de sa cloche, dont le collier en cuir est savamment décoré. Et tout est fabriqué à Château-d’OEx.

Dialogue des cloches de la cathédrale et du Valentin

11h – 11h15

Finies les querelles de clochers, place à l’accord parfait. Point fort du Carillon Festival, le concert coordonné des cloches de la cathédrale de Lausanne et de la basilique du Valentin ne devrait pas flanquer le bourdon. Le dialogue musical entre les deux «Notre-Dame», l’une protestante, l’autre catholique, promet un joyeux retentissement. Coïncidence du calendrier, cette production campanaire singulière résonnera le 11 novembre, jour de l’armistice de la Grande Guerre, marqué en 1918 par la sonnerie générale des cloches dans plusieurs pays.

«Je ne sais pas ce que ça va donner, confie Jean-François Cavin, carillonneur passionné et auteur de la partition. Je suis très curieux moi-même d’entendre ça.» Les deux clochers se mettront à sonner peu après les coups de 11 h. Les premières vibrations du festival campanaire proviendront d’abord de six cloches isolées, de la moins grave à la plus grave, en alternance d’une église à l’autre. L’opportunité de deviner leur pittoresque dénomination, leur note, voire leur fonction.

C’est le mi-bémol de la «Lombarde» de la cathédrale qui se fera entendre en premier, auquel répondra le fa de la «Saint-Pierre» du Valentin. Puis «La Clémence», la «Saint-Laurent», la «Marie-Madeleine» et la «Sainte-Marie» se livreront aussi à ce petit jeu de ping-pong harmonieux. Pour assurer le coup, les sonneurs des deux églises resteront agrippés à leur téléphone.

Concert du carillon ambulant de Douai.

11h30 – 12h (et à 15h à Plateforme 10)

À défaut de pouvoir déplacer le carillon de Chantemerle de l’église de la Rosiaz à Pully, Jean-François Cavin, fer de lance du Carillon Festival, a convié à Lausanne le carillon ambulant de Douai en France. La ville possède l’un des 18 carillons mobiles ou itinérants existant au monde. Fort de ses 53 cloches pour 4045 kg, il date de 2004 et occupe la 3e place du podium mondial en termes de nombre de cloches. Et son maître-carillonneur, Stefano Colletti, a enregistré au carillon de Douai la musique de «Bienvenue chez les Ch’tis», tout en jouant la doublure de Dany Boon dans le célèbre film.

Conseils pratiques

Où faudra-t-il se placer pour avoir la meilleure acoustique? «Idéalement, il faudrait se mettre en haut d’un mât placé à une bonne hauteur de la Riponne, exactement à mi-chemin entre des deux clochers, sourit Jean- François Cavin. Faute de mât ou d’échelle de Jacob, on entendra aussi très bien les deux clochers depuis les pavés de cette même place, mais probablement davantage Notre-Dame du Valentin que la cathédrale, plus haut perchée.»

 

D’ailleurs, à la Riponne, les badauds ne sauront pas où donner des oreilles, car c’est là aussi que débarqueront les sonneurs du Pays-d’Enhaut et le carillon ambulant de Douai (lire ci-dessous). «Nous avons choisi une formule permettant plusieurs manifestations campanaires principalement regroupées en un seul endroit, afin que le plus grand nombre d’intéressés puissent l’apprécier. L’événement se veut unificateur.»